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Vous le savez, Emilienne n’a pas un vocabulaire de premier ordre.
Elle comprend tout.
Elle exprime tout, mais en images.
Elle emploi souvent une expression : Pieeeerreee, chui sauvage.
D
ans ma connaissance de la définition, Emilienne est beaucoup de choses, mais elle n’est pas sauvage.
Je mène mon enquête.
Elle n’aime pas ça, ou plutôt, elle veut savoir, ou je veux en venir.
Elle admet ma requête, elle parle.

Deux raisons poussent Emilienne à dire, qu’elle est sauvage.

1) Elle a quitté très tôt l’école en 5 ème, pour cultiver le riz et vivre indépendante financièrement, avec son frère plus jeune, à qui, elle paye les études.
Q
uand elle entend les vazahas, étrangers blancs, elle fait le complexe du savoir.
2) Le deuxième exemple rejoint le premier.
Elle croit qu’un sauvage est une personne qui est étonné de tout…
Encore une fois, elle me bleuffe.
Pour me faire comprendre  
Pieeerreee, exemple : un sauvage c’est une personne qui est étonné en arrivant à Singapour , car elle ne connaît pas.
J’accepte l’exemple mais, ou a-t-elle été cherché Singapour 
Singapour, Air Mad ne va pas la bas.
Singapour ne fait pas parti des feuilletons qu’elle suit.
Singapour est discret dans les médias.
Je cherche à en savoir plus.
Elle se referme en criant : j’aurai pu dire Paris, c’est pareil
Je lui avoue que c’est très beau.
Je la supplie de rester comme ça.
Elle demande : ce n’est pas un défaut 
Non, ce n’est pas un défaut, c'est l'intelligence absolue.
Tant que tu reste étonnée, tu es vivante.

Je lui avoue : moi aussi, je suis sauvage, dans sa définition du sauvage.
Elle ne me croit pas .
Eeeee, reste t'elle sur sa première position ou a t'elle compris mes explications .

Je lui parle et lui fait promettre, de ne jamais avoir honte d’elle.
Elle n’a pas honte d’elle.
Elle a peur que l’étranger est honte d’elle.
Je lui assure que non.
Si un jour ça arrive, la personne serait méchante…
Emilienne est binaire dans l’expression des gens
Ils sont gentils ou méchants, prononcez messants .

Une après midi à Mahambo.
Nous sommes
chez une amie, infirmière à la Réunion.
Elle fait moit, moit, Réunion, Mahambo.
Je discute avec elle et son mari.
Emilienne l’aime beaucoup, c’est elle qui a voulu venir.
Elle ne participe pas à la conversation.

J’aborde avec le mari, un problème électrique, de la maison d’Emilienne.
J’ai du mal à expliquer, je n’y connais rien.
Emilienne ne dit rien.
Le mari m’explique, on en reste là.
Le soir venu, on rentre à l’hôtel.
Emilienne est toute énervée.
Elle m’explique, avec de grands gestes, que ce qu’à dit le mari n’est pas vrai, car j'ai dit une bêtise, son électricité est comme ci et comme ça…
Elle a tout capté de la conversation, mais comme on est des vazahas et en plus, on est invité, elle n’a pas osé, nous contredire

Est-ce les restes d’une éducation coloniale 
Devant vous, un malgache ne dira jamais, que vous avez tord, respectant votre fierté .
Une fois parti, ça piapiatte
Le lendemain, j’ai voulu reparler à nos amis.
Elle n’a pas voulu que j’aborde le problème électrique…
C’était un non, qui voulait dire NON.

Emilienne, on est tous les deux sauvages.
On a chacun nos qualités, profitons en, un vazaha ne sait pas tout.
Je sais, ce n’est pas gagné, on va y aller doucement.
Déjà avec moi, tu sais me donner tord .

Même si c’est un signe d’intégration pour moi, je pense : pourquoi je lui dis tout ça, je pourrai rester colon, eeeee, avec ces avantages … Je déconne ...
Discutez avec Emilienne est un enchantement.
Dans sa tête, c'est un Pentium, qui ne beugue jamais... Merci toi.

Ici et , deux autres fulgurance d'Emilienne.
pentium

Tag(s) : #La vie à Madagascar

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