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Je téléphone à Emilienne.
Pieeerreee, tu as acheté du crac, crac 
Bien que désobligeante, la demande ouvre de belle perspective .
Eeeee, c’est quoi d’un air innocent
Ben tu sais bien, la pommade pour la peau, j’ai des petits boutons qui font crac, crac…


Vous l’avez compris, la culture malgache est imagée.
Loin des noms compliqués des médicaments, on va au ressenti.
Depuis que j’ai donné deux Doliprane, un jour de mal de tête, depuis que j’ai recouvert de Biafine, une brûlure sur la main de Jenny, je suis le docteur d’Emilienne.
Elle donne ses impressions.
Je dois trouver la maladie et surtout la parade.
Avec un ami médecin, on a essayé de les aider, par connection Internet.
C’est trop compliqué, la médecine c’est aussi le touché.


Un autre problème à Madagascar, c’est le coût des médicaments.
Quand ils ont mal quelque part, ils achètent le médoc à l'unité... Tant qu'ils ont mal et des sous.
J'offre les médocs mais ils veulent les économiser.
Je bannis tous les traitements longues durées.
Avec Emilienne, je me contente de soulager la douleur, avant d’aller voir le docteur.


J’encourage tout le monde à faire ça.
Donner des médicaments simples, qui soulagent la douleur.
Faire comprendre, que sa soulage, mais ne guéri pas.
Bannir les anti biotiques et autres traitements longues et moyennes durées, si vous n’en avez pas le contrôle visuel.


J’explique à Emilienne de m’écrire, l’ordonnance du docteur et le nom du médicament.
Je lui explique aussi, ce que sont les médicaments pour faire crac, crac.
Pieeerreee, tu prendras des médicaments pour le crac, crac de la peau et pour faire crac, crac aussi
Elle m’énerve, mais elle m’énerve
D'autant qu'à Madagascar, pousse un viagra naturel, le bouliboulga... Photo 2.

medicament.jpgbouli

 

Tag(s) : #La vie à Madagascar

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